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23 Nov

Les disques de Novembre

 - Catégories :  #MUSIC

Nos disques de Novembre sont essentiellement

des "albums de retrouvailles",

tous les créneaux de sorties avant noël

étant squattés par les maisons de disques

pour leurs artistes les plus expérimentés.

Les disques de Novembre

Après avoir vendu 1 million d’albums à travers le monde avec

"Every Kingdom", Ben Howard nous revient avec

"I Forget Where We Were",

une impressionnante réussite.

Dès "Small Things", Ben Howard prend son temps

pour poser une mélodie qui en devient hypnotique

et extrêmement touchante.

L'album, comme ce morceau est lent et chaleureux,

et se met progressivement en place.

On est comme hypnotisé par ces titres qui défilent et

progressivement nous enveloppent.

Une certaine magie se dégage de morceaux comme

"In Dreams" ou encore "I Forget Where We Were ".

Le son est ample et envoutant,

et en même temps diablement humain et proche.

Ben Howard bouscule à nouveau la scène pop folk

avec un album audacieux et sans artifice

qui met en lumière l’émotion et la voix

de cet héritier de Van Morrison .

Les disques de Novembre

Après huit ans d’absence, Damien Rice nous revient

avec un 3e album enregistré entre Los Angeles et Reykjavik.

Les dix titres de "My Favourite Faded Fantasy"

alterne entre ballades mélancoliques,

souvent sombres, tendres ou romantiques

et de belles envolées lyriques qui terminent la chanson

dans un paroxysme d'émotion.

Comme sur "It’s Take A Lot To Know A Man",

d’une longueur de neuf minutes, qui offre intenses moments

de poésie et brillantes envolées musicales.

Ou encore comme sur "I Don’t Want To Change You",

où sa voix sensuelle alliée à sa guitare en retenue

font naître l’émotion avec une aisance déconcertante.

La voix féminine qui hante chaque morceau de ce troisième opus

finit par jaillir comme par magie dans "Long Long Way",

morceau qui vient clore l'album.

Damien Rice fait preuve d'un sens de la mélodie hors du commun,

qu’elle soit intimiste ou grandiloquente.

Les disques de Novembre

Après le succès critique et commercial de l’album

"Suppléments de mensonge"

(disque de platine, 2 Victoires de la musique en 2012),

Thiéfaine a clairement fait ce qu'il a voulu,

sans chercher à plaire aux fans à tout prix

ou à écrire une suite à "Suppléments de mensonge".

"Stratégies de l'inespoir" dont les musiques sont

notamment l'œuvre de Jeanne Cherhal, Cali, JP Nataf

ou Arman Méliès, témoigne d'un apaisement retrouvé.

C’est folk, pop, électro, tout ce qu’on veut mais moins rock

sans toutefois sonner "chanson française".

L'album produit par Lucas Thiefaine (son fils)

et Dominique Ledudal renouvelle le son

et les arrangements du papa.

Les textes d’une simplicité et d’une compréhension

presque immédiates, tranchent avec l’hermétisme

dont Thiéfaine a put faire preuve par le passé.

On retrouve certes des textes thiéfainiens en diable,

"en remontant le fleuve" ou encore "stratégie de l’inespoir",

mais le reste fait dans une épure

qui n’est pas sans rappeler l'œuvre de Manset.

Des textes plus courts, plus simples en apparence

mais pas moins profonds pour autant,

nimbé d’une certaine mélancolie qui n’est pas tristesse.

La beauté de certaines mélodies et surtout de certains arrangements

(Karaganda, fenêtre sur désert) et le fait que Thiéfaine

chante magnifiquement font de "Stratégies de l'inespoir"

un très bon cru.

Les disques de Novembre

L’ex-tête pensante de Sonic Youth, Thurston Moore

est de retour quatre ans après la sortie de son premier opus,

Demolished Thoughts.

"The Best Day" a été enregistré aux côtés

de Steve Shelley (Sonic Youth) à la batterie,

James Sedwards (Nought) à la guitare,

et de Deb Googe (My Bloody Valentine) à la basse.

Cet album est un mélange de compositions électriques

et de ballades acoustiques,

mais les fans de Sonic Youth ne seront pas deçus.

On y retrouve un déluge de guitares bruitistes

comme sur "Détonation" et sur le premier titre,

long de plus de 8 minutes,

qui aurait très bien pu figurer sur le dernier album du groupe.

L’ambition ici est plus mélodique et efficace

comme sur le lancinant "Forevermore".

Thurston Moore est une légende vivante,

sa manière de faire sonner sa guitare est sans égale,

et son sens de la composition pop foutraque est littéralement enchanteur.

Les disques de Novembre

Trois ans après le carton de leur premier album,

qui leur avait valu la Victoire de la musique de la révélation scène,

Brigitte revient dans les bacs avec un deuxième opus sensuel

" A bouche que veux tu ? " et toujours aussi charmant…

Pour leur retour, Aurélie Saada et Sylvie Hoarau ont misé

sur une valeur sûre : les années 70.

Les deux trentenaires se déguisent en Dalida sexy pour susurrer

des chansons disco, avec cuivres et cordes à foison.

"A bouche que veux-tu" s’aventure aussi du côté de la funk,

du calypso et du reggae, passés à la sauce guimauve

dont Brigitte a le secret :

des violons, des « oh ! » et des « ah ! » langoureux,

des paroles fleur bleue.

Un peu trop sucré, mais bien efficace.

Le tandem parisien confirme la sensualité de sa pop

et le charme de sa prose.

Et l’on déguste ces nouvelles chansons élégantes

comme on feuillète un album de belles photos seventies.

Craquantes les Brigitte !

Les disques de Novembre

"Seeds" est le sixième album studio de TV on the Radio,

qui après avoir frôlé la séparation se retrouve autour

d'un projet mélangeant rock et soul, avec des influences

free jazz, souvent teintées de psychédélisme.

S’il ne tourne jamais le dos à l’expérimentation sonique

et aux mélanges savants, "Seeds" est l'album

le plus immédiatement appréciable de l’histoire du groupe.

A l’image du gospel magnifique de l’ouverture "Quartz",

de l’électronique sensuelle de "Careful You",

des tubes que sont "Could You" ou le ravageur "Happy Idiot",

du rock de "Lazerray" ou de la beauté de "Trouble" ou "Seeds".

Un album qui conforte la place de TV On The Radio

au panthéon moderne des groupes majeurs.

Les disques de Novembre

Avec "Second tour", les Zebda avaient réussi leur come-back,

après un break de huit ans.

Album disque d’or, groupe le plus programmé dans les festivals de 2012…

Enregistré entre Toulouse et Carpentras, réalisé par Yarol Poupaud,

"Comme Des Cherokees" s’impose dès les premières mesures

comme un nouveau classique pour le groupe.

Générosité, accents toniques, funk jamesbrownien, poésie sudiste,

le tout sur des textes qui font avancer les choses.

Zebda nous invite une nouvelle fois à changer de cap,

alliant rythmes solaires et balades nostalgiques.

Porté par "les petits pas" (un MIA Toulousains ?) le premier single,

qui s’annonce déjà comme étant un gros classique,

l'album nous acène une succession de titres tous plus bons

les uns que les autres,

'L'Envie" et son swing irrésistible

"A Suivre", et ses cuivres brûlant,

"L'Accent Tué" et son orgue faussement naïf,

"Le Panneau", et son piano nostalgique,

et "Essai" (hommage au rugby ????) qui va se révéler

monstrueux en live !

"Comme des cherokees" est taillé pour la scène,

alors vivement Zebda au Bikini ou a Eurtyhmie.

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